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Une exception dans le paysage culturel tricolore : un travailleur indépendant, auteur-éditeur professionnel 12 livres publiés (1991-2008) - Où Acheter les Livres - Le contact |
Ecrivain vivant de sa plume (il faut le préciser !) Pourquoi vos journaux m’ignorent ? Mon objectif était d’en vivre… et non de me confectionner un carnet d’adresses utilises… (dans ma position beaucoup ont cru que pour en vivre il était indispensable de se confectionner le fameux carnet d’adresses… la majorité vivent de « travaux annexe » à leur « vocation d’écrivain »… certains finiront par décrocher le prix Goncourt !) Non représentatif Quelques textes revendicatifs Pourtant auteur non représentatif De son époque de son pays Sans mélancolie ni ennui Isolé à la campagne Voté Jospin le 21 avril Oui le 29 mai 2005 Sans télé depuis des années Parfois des aveux corroborent mon choix d’indépendance. Voyez comme ils vivent ! Jack-Alain Léger triomphe en 1976 avec Monsignore, trois cent mille exemplaires, traduction en vingt-trois langues, adaptation au cinéma. L’éditeur, Laffont, lui demande naturellement une suite. Monsignore II sera publié en 1981. Nettement moins de succès. Moins de succès aussi pour les livres publiés chez Christian Bourgois, Grasset, Flammarion, Gallimard, Julliard, Denoël… Ce qui m’intéresse c’est Ma vie (titre provisoire), publié en 1997, chez « Salvy » (imprimé sur les presses de l’imprimerie France Quercy, 113 rue André Breton à Cahors, éditeur ne mentionnant bizarrement aucune coordonnée mais dont l’ISBN laisse présager que ce livre est son 89eme publié par l’éditeur 905899 qu’il faut sûrement lire « sale vie » ). Une autobiographie de confidences désabusées, chroniques des difficultés financières dans un domaine de « vénalité, futilité, servilité ». Il croit sûrement nous apprendre quelque chose avec « publication de livres que l’éditeur juge médiocres ou invendables mais qu’il surpaie à des auteurs disposant d’un pouvoir quelconque dans les médias ». Rare constat de lucidité : « j’accordais beaucoup trop d’importance à cette presse qui m’avait pissé dessus ». Pauvre chou : « Après les années fastes, où l’aisance et la liberté que procure l’argent facile m’avaient autorisé tous les défis, je redoutais un retour au dénuement humiliant que j’avais connu dans ma jeunesse, l’ennui d’avoir à compter, d’avoir à me ménager.» Pauvre chou : « humilié par de nouveaux refus d’éditeurs et de directeurs de théâtre ». Pitoyable conclusion ; il n’a donc rien compris : « Hé bien ! la guerre continue, la guerre pour trouver ce minimum de paix nécessaire, un éditeur, un contrat, de quoi tenir encore quelques mois. J’en suis là ». Et il en a depuis trouvés, des éditeurs. Il est donc de nouveau de cette famille, « la petite bande d’inutiles qui se prétend le métier ». Jack-Alain Léger cite Baudelaire. Et bizarrement c’est ce que j’éprouve en citant ce Jack-Alain Léger : « On éprouve toujours un peu de honte à citer des noms qui dans cinquante ans ne diront plus rien à personne ». ** « En France, il n’y a pas plus de cinq cent kilos d’écrivain. Et Dantec est dans la balance » Lire est un mensuel sérieux (je l’emprunte parfois à la bibliothèque de Montcuq ou Fumel), ne compte-t-il pas Frédéric Beigbeder et Philippe Alexandre comme chroniqueurs !, et il a jugé essentiel lors d’étayer un portrait de Maurice G. Dantec, en septembre 2005, par cette déclaration de Raphaël Sorin, directeur littéraire de Fayard (Fayard appartenant au groupe Lagardère, y être directeur littéraire est forcément un signe de grand talent !) un annuaire précis... Ecrivain oblige ! |
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